Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un grand voyage à pied.
Les personnes marchent jusqu’à une ville en Espagne :
Saint-Jacques-de-Compostelle.
Dans cette ville, il y a la tombe de Saint Jacques.
C’est un lieu très important pour les chrétiens.
C’est aussi un site reconnu dans le monde entier.
Les origines
Il y a très longtemps, au 9e siècle :
- on découvre la tombe de Saint Jacques en Espagne
Une église est construite à cet endroit.
Beaucoup de personnes commencent à venir :
- pour prier
- pour faire un voyage spirituel
Au Moyen Âge :
- ce pèlerinage devient très populaire
Aujourd’hui encore :
- des milliers de personnes marchent chaque année
Les chemins
Il existe plusieurs chemins pour aller à Compostelle.
En France, il y a 4 grands chemins :
- depuis Paris
- depuis Vézelay
- depuis Le Puy-en-Velay
- depuis Arles
Tous ces chemins vont vers l’Espagne.
On peut marcher :
- quelques jours
- ou plusieurs mois
Le chemin près du Teich
Un chemin passe près du Teich :
c’est la voie du littoral.
Ce chemin longe l’océan.
Au Teich, les pèlerins peuvent voir :
- l’église Saint-André
- la fontaine Saint-Jean
La fontaine Saint-Jean est un lieu ancien.
Avant, les pèlerins venaient :
- se reposer
- boire de l’eau
- prier
Aujourd’hui, la source est sèche, mais le lieu reste important.
Se repérer sur le chemin
Sur le chemin, il y a des signes :
- des coquilles
- des flèches
Ces signes aident à suivre la bonne route.
Les hébergements
Il existe des lieux pour dormir :
- gîtes
- chambres
- hébergements pour pèlerins
Accessibilité
Certaines personnes en situation de handicap
peuvent aussi faire le chemin.
Mais il faut :
- choisir un parcours adapté
- être accompagné
Certains équipements existent :
- fauteuil spécial
- joëlette
- vélo adapté
Pourquoi faire ce chemin ?
Aujourd’hui, les gens marchent pour :
- la religion
- réfléchir
- se dépasser
- découvrir la nature
C’est une aventure personnelle.
Le carnet du pèlerin
Chaque pèlerin a un carnet :
- il s’appelle la crédential
On met un tampon à chaque étape.
Au Teich :
- il n’y a pas de tampon officiel
- mais l’Office de Tourisme peut tamponner votre carnet
À retenir
Le chemin de Compostelle :
- est un voyage à pied
- traverse plusieurs pays
- permet de découvrir la nature
- aide à réfléchir et se retrouver
Chacun peut faire ce chemin :
- à son rythme
- selon ses capacités
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (ou pèlerinage de Compostelle) est un pèlerinage catholique dont le but est d’atteindre le tombeau attribué à l’apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle dans la communauté autonome de Galice en Espagne. Devant Rome et Jérusalem, il est le plus fréquenté du monde chrétien et est considéré comme un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Origines
Tout commença lors de la découverte du tombeau et des reliques de Saint Jacques au 9ème siècle en Galice, à Compostelle. Saint Jacques était un apôtre du Christ, décapité en l’an 43 par Hérode Agrippa à Jérusalem. Il serait le premier apôtre martyr de la chrétienté. Une église fut bâtie à l’emplacement de la découverte, lui étant dédiée et abritant ses reliques.
Au 11ème siècle, Jérusalem est prise par les turcs, les pèlerins ne peuvent alors plus s’y rendre, il ne reste pour les chrétiens que Rome et Saint Jacques, ce qui développa cette voie. De plus, avec la reconquista, une nouvelle route officielle se met en place à la fin du siècle : le Camino francés. Au 12ème siècle le pèlerinage de Compostelle connaît son apogée, les fidèles sont estimés à 500 000 par an. Au 14ème siècle, de nombreux évènements vont réduire de manière importante le flot de pèlerins. Ce n’est qu’au 19ème siècle que les reliques sont « redécouvertes », réanimant alors l’idée de pèlerinage.
Ce renouveau démarre avec la fondation de la Société des amis de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1950, à l’occasion du millénaire du pèlerinage de l’évêque du Puy. On compte 619 pèlerins en 1985, puis, presque dix fois plus en 1989. En 2010, leur nombre dépasse les 200 000 pèlerins. Il est supérieur à 400 000 en 2022 et en 2023. L’augmentation des centres d’hébergement facilite et démocratise l’accès du chemin à un public peu randonneur ; le voilà devenu une randonnée pédestre même pour amateurs.
Les chemins
Pour se rendre à Compostelle, il existe de nombreux itinéraires, parmi les 4 chemins (également appelé « voies ») principaux à départ français on compte : la via Podiensis qui débute au Puy-en-Velay, la Via Tolosana au départ d’Arles, la Via Lemovicensis au départ de l’Yonne, et la Via Turonensis depuis Paris. Deux des voies essentielles traversaient la région bordelaise : la voie de Paris et la voie de Vézelay. D’autres voies dites secondaires ou chemins de liaison les complétaient comme celle du littoral ; 146 km de la voie de Tours passe en Gironde, cette ancienne voie romaine aurait été empruntée, selon la légende, par Charlemagne en 778.
Tous les départs officiels sont en France, en Espagne, et au Portugal, il y en a également à départ d’autres pays, mais il faut forcément rattraper les voies françaises. Ces dernières rejoignent toutes el camino francés, au Nord de l’Espagne, parallèle à la côte jusqu’à Santiago, rassemblant les 2/3 des marcheurs.

La voie du littoral et Le Teich
La voie du Littoral, également appelée voie de Soulac, ou voie des Anglais, trouve l’origine de ses noms par son lieu de départ (Soulac), de passage (le littoral Atlantique) et ses passagers (ceux qui venaient des pays du Nord) qui gagnaient l’estuaire de la gironde par bateaux pour rejoindre l’Espagne. Reliant Soulac-sur-Mer à Bayonne, Hendaye et Irun, cet itinéraire secondaire qui passe par la commune du Teich est dans la proximité de l’océan. En Espagne, il rejoint le Camino del Norte.
Ce n’est pas un sentier de grande randonnée. Il est balisé et promu par les associations des amis de Saint Jacques d’Aquitaine, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Ce chemin est sans difficulté physique mais il faut bien le repérer car il n’existe pas de guide pratique. Les pèlerins passaient par la réserve naturelle des prés salés d’Arès, l’église romane Saint-Eloi d’Andernos-les-bains, les plages et ports de Lanton, ainsi que le Domaine de Certes et Graveyron, puis le prieuré de Comprian près de Biganos, Lamothe où passait l’ancienne voie romaine de Bordeaux à Sanguinet ; faisant une halte à l’église de Vieux-Lugo, les marcheurs se dirigeaient ensuite vers le prieuré de Saint-Pierre-de-Mons, point de jonction avec la Voie de Tours.
Des prés salés d’Arès aux Espaces Naturels Sensibles de Certes et Graveyron, les vélos étant interdits dans le cadre de la protection des paysages, le chemin se réalise à pied.
Si vous passez par notre commune, sachez que l’église Saint-André du Teich abrite une statue de Saint-Jacques. Mais ce n’est pas tout, si vous vous aventurez du côté du relais nature du pont de Lamothe, vous trouverez un chemin qui mène à la fontaine Saint-Jean. Celle-ci se trouve sur l’ancienne voie romaine appelée « chemin de port de By à la station de Lugo », où de nombreux pèlerins se sont reposés et désaltérés. Elle avait la réputation de produire des miracles ; de nombreux vœux de guérison et prières furent prononcés et d’offrandes déposées.
La fontaine date du 17ème siècle, dans les années 1920 l’eau cessa de couler ; ce sont les fleurs fraiches et les bougies qui témoignent toujours de l’intérêt qu’on lui prête aujourd’hui.
Dans le petit édifice se trouvait une niche désormais vide qui abritait jusqu’en 1772 la statue de Saint Jean, patron de Lamothe. On a trouvé au fond de cette dernière une pierre creusée en forme de coquille pour bénitier. Son assèchement pourrait être dû aux travaux de constructions des lignes de chemins de fer probablement de l’ancienne gare de Lamothe, très importante à l’époque reliant les Landes, Bordeaux et l’Espagne. Des trains de pèlerins allant vers Lourdes, s’arrêtaient à la gare de Lamothe, afin que ces derniers prient et se guérissent.
Comme dans toutes les communes où passe un chemin de Compostelle, vous trouverez votre chemin en suivant les repères comme les balises.
Si l’histoire de la fontaine St. Jean vous intéresse, une visite explicative réalisée par notre raconteur de pays est disponible à l’office de tourisme du Teich.
D’autres fontaines guérisseuses se trouvent également sur le territoire des Landes de Gascogne comme celles de Saint Clair et de Saint Antoine à Belin-Béliet.
Voici quelques hébergements jacquaires dans le coin :
- Gîte jacquaire Belin-Beliet.
- Gîtes de Lilaire
- Gîte de l’association des amis de Saint-Jacques de Compostelle de Gradignan
- Gîte jacquaire Pellegrue
- La halte de Compostelle
Accessibilité, fréquentation et conseils pratiques

Si vous êtes en situation de mobilité réduite, sachez qu’il vous est possible d’effectuer votre pèlerinage. En effet, certains chemins permettent le passage de fauteuils roulants et de poucettes, seulement, certains itinéraires sont à privilégier car leur état peut varier (boue, sable, roches, pentes…). Les deux itinéraires recommandés sont le camino francés et la voie de Vézelay. Afin d’éviter la pluie et le sol boueux, privilégiez la fin du printemps et le début de l’été.
Au fur et à mesure des années, les chemins sont aménagés et voient de nombreuses infrastructures se développer, répondant aux besoins des pèlerins mais servant également au commerce et la circulation.
Pour les personnes à mobilité réduite, il est conseillé d’avoir un compagnon de route car certaines collines peuvent être difficiles à gravir. Sachez également qu’il est possible de louer des handbike électrique, une joëlette ou encore une randoline. Pour les enfants en situation de handicap vous pourrez trouver des aides auprès d’association comme un exploit pour Lila sur le bassin d’Arcachon. Malgré les nouvelles infrastructures, certaines parties du chemin peuvent être très difficiles à franchir en fauteuil, il est alors préférable d’emprunter les pistes cyclables (itinéraire à prévoir).
Enfin, privilégiez les arrêts dans les grandes villes car la plupart des hébergements ne sont pas adaptés aux fauteuils roulants.
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui empruntent les chemins de Saint Jacques de Compostelle non pas par religion mais simplement pour randonner, se donner un défi, un objectif, voyager à pied… Presque autant de personnes réalisent le pèlerinage pour un motif religieux que de personnes pour le côté spirituel. Ce peut être un séjour entre amis ou en famille car les itinéraires sont de plus en plus ouverts, et ce à un public de plus en plus large. La marche peut durer de quelques jours à plusieurs mois ce qui permet à chacun de participer à son niveau.
Les pèlerins arrivent majoritairement en été mais il y en a tout de même l’hiver (on en compte plusieurs dizaines par jours). Les mois d’été sont les plus fréquentés et les espagnols y sont majoritaires (les pèlerins d’origine étrangère dominent le reste de l’année). Les espagnols représentent presque la moitié, viennent ensuite les Etats-Unis, l’Italie, l’Allemagne, le Portugal, la France et la Grande-Bretagne.
A savoir : Chaque pèlerin porte avec lui son carnet, nommé crédential, ayant un rôle de passeport, il permet de récolter à chaque étape un tampon, justifiant de son passage et de l’itinéraire suivi, et de bénéficier des avantages pèlerins. L’office de tourisme du Teich ne dispose pas de tampon officiel de Compostelle mais nous serons tout de même ravis de vous accueillir afin de marquer votre carnet du blason de la ville.


Les nombreux chemins de Compostelle voient passer chaque année un grand nombre de pèlerins qui traversent la France, l’Espagne, le Portugal et même provenant d’autres continents. Ce patrimoine culturel permet de découvrir des lieux peu fréquentés, naturels et calmes comme le Teich et sa fontaine, de passer par des grandes villes et de connaître certaines régions : il combine visite et bien-être et diversité des paysages. Plus qu’un objectif religieux, cela représente pour de nombreux participants cherchant à se retrouver, un défi spirituel, un chemin à suivre, un objectif à atteindre. C’est un engagement que nous pouvons choisir de pousser à nos limites ou bien d’adapter au niveau de nos capacités, au temps dont nous disposons, aux endroits où nous souhaitons passer. Peu importe le motif de notre démarche, notre moyen de déplacement, nos capacités physiques ou le temps dont nous disposons, les chemins de Compostelle nous accueillent. C’est une quête de soi qui mène où nous le souhaitons.

